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Pourquoi la ménopause ?

Un capital biologique limité

Les ovaires contiennent des follicules dont le nombre est limité (environ 700 000). Ces follicules sécrètent la plus grande partie des hormones féminines (œstrogènes et progestérone), et contiennent les ovules fécondables. Lorsque tous les follicules ont été "utilisés", l'ovulation ne se produit plus et la grossesse n'est plus possible. Au fur et à mesure de la disparition des follicules, la production d'hormones féminines diminue progressivement, avant de cesser complètement.

La ménopause (arrêt total et définitif des règles chez la femme) survient en moyenne à l’âge de 51 ans, et 90 % des femmes sont ménopausées à 55 ans. 

4 hypothèses sur les raisons de la ménopause

La ménopause est donc un phénomène naturel, qui concerne toutes les femmes. Chez les animaux, seules les femelles mammifères et quelques autres rares espèces y sont soumises.

Quatre hypothèses principales tentent d’expliquer l’existence de la ménopause et sa spécificité féminine, les hommes connaissant une diminution très progressive de la fécondité et de la sécrétion d’hormones sexuelles (lire le chapitre sur L’andropause).

La première est basée sur la brusque augmentation de la durée de vie de l’espèce humaine, en quelques siècles seulement : elle n'explique cependant pas l'existence de la ménopause chez les autres mammifères.

La seconde considère le vieillissement comme cause de l’arrêt de la fécondité, de façon similaire à la perte de l’ouïe ou de la vision (qui ne sont cependant ni inéluctables, ni totales). L’hypothèse n’est pas totalement satisfaisante.

Les deux autres hypothèses s’inspirent des théories évolutionnistes, qui attribuent à toutes les espèces une faculté d’adaptation à leur environnement et à leurs besoins. Ainsi, en supposant que toutes les espèces aient eu au départ une fécondité non limitée dans le temps, celles qui doivent s’occuper longtemps de leurs jeunes, parce qu’ils restent dépendants très tard, auraient vu leur fécondité s’arrêter suffisamment tôt pour leur permettre d’élever jusqu’au bout leurs derniers nés. C’est la théorie dite de la « bonne mère ».

Cette hypothèse peut être prolongée : les espèces concernées par l’arrêt de la fécondité se seraient adaptées pour utiliser au mieux les ressources apportées par les femelles ménopausées à la société toute entière : sagesse, disponibilité, expérience, capacités créatives, etc. Cela expliquerait pourquoi la durée de vie des femmes après la ménopause est plus longue que celle des autres espèces animales concernées.
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