Navigation dans le siteLien vers les pages de liens utilesLien vers les pages pour comprendre le vieillissementLien vers les pages d'actualitéLien vers les pages pour bien vieillirLien vers les pages de l'aide sociale, juridique et financiereLien vers les pages de présentation de l'IRIPS
pixel vide
fleche
pixel vide accueil >> Comprendre le vieillissement >> Comment la soigner ? >> Médicaments et rééducation
pixel vide
Médicaments et rééducation

Les médicaments permettent de lutter contre la douleur et les handicaps plus ou moins lourds qu’elle entraîne, et de ralentir l’évolution de la maladie.

La lutte contre la douleur

La mise au repos de l’articulation soulage la douleur, ainsi que la chaleur (enveloppements et bains chauds). Les gels et crèmes peuvent apporter un soulagement modéré, grâce à une sensation de chaleur ou de froid qui fait passer la douleur au second plan.

Pour des douleurs légères sans inflammation des articulations, les antalgiques classiques comme le paracétamol peuvent être utilisés avec une bonne efficacité. Ils ont l’avantage d’être bien tolérés par le système digestif. Il est recommandé de les prendre à heures fixes, quatre fois par jour (toutes les 4 à 5 heures).

Dans le cas de douleurs plus fortes, des médicaments plus puissants pourront être prescrits, généralement sur de courtes périodes.

Des méthodes « douces » ont également un effet sur la douleur : physiothérapie, massages, cures, acupuncture, hydrothérapie...

Les anti-inflammatoires

Ils permettent de stopper les évolutions inflammatoires, causes de la douleur.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) bloquent la production par les enzymes des prosta-glandines qui interviennent dans les phénomènes d’inflammation. Ils sont utilisés pendant les poussées douloureuses, sur des périodes limitées. Ils ont en effet une action nocive pour le système digestif, et sont donc contre-indiqués en cas de troubles de ce type : ils peuvent entraîner brûlures d’estomac, ulcères, perforations et hémorragies gastriques.

Une nouvelle classe d’anti-inflammatoires, les coxils, ont été considérés comme moins nocifs pour le système digestif, dans la mesure où ils ne s’attaquent pas aux enzymes qui protègent la muqueuse gastrique. Cette protection n’a cependant pas été confirmée par les études réalisées à ce jour.

Les anti-inflammatoires stéroïdiens, comme la cortisone, sont utilisés en infiltrations (injections), souvent utiles pour calmer une articulation et stopper son évolution inflammatoire.

Les traitements de fond

Ils regroupent des médicaments censés protéger le cartilage sain (chondroprotecteurs), sans effet curatif, et des médicaments anti-arthrosiques d’action lente qui ont une activité anti-inflammatoire faible et différée, qui subsiste à l’arrêt du produit. Dans le genou, on peut également injecter des produits de « visco-supplémentation » qui améliorent l’élasticité pendant 6 à 12 mois.

La rééducation

Pratiquée par un kinésithérapeute ou un médecin rééducateur, éventuellement en piscine, elle est utile aussi bien lors des poussées inflammatoires qu’au long cours. Elle a pour objectif de maintenir une activité normale des articulations et de la colonne vertébrale, de retrouver de la souplesse et donc d’empêcher l’ankylose, et d’éviter les déformations. Elle renforce et entraîne les muscles, qui permettent le mouvement des articulations. Elle est indispensable dès le début de la maladie.
pixel vide
pixel vide

En cas de surpoids, une alimentation équilibrée et un exercice physique modéré et adapté, favorisant la perte de poids, auront un effet important sur les problèmes de hanches et de genoux. L’effort demandé aux articulations étant réduit, le gain en confort est sensible, et l’évolution de la maladie est ralentie. La perte de poids peut dans certains cas suffire à éviter une opération de la hanche ou du genou.