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Les autres prises en charge

En l’état encore limité des connaissances sur les mécanismes de la maladie, la prise en charge non pharmacologique reste très importante pour le patient et pour son entourage. Celui-ci a d’ailleurs un rôle essentiel à jouer pour la qualité de vie du patient et sa stimulation au quotidien, sans pour autant assumer un rôle de soignant, comme nous le développons dans la rubrique Le rôle des aidants. Les intervenants extérieurs permettent un contact relationnel qui est capital pour le malade. On tiendra compte de ses goûts et de ses affinités, et de son éventuelle lassitude face à une activité (changement de type d’intervenant si nécessaire).

Le psychologue

Les stages mémoire permettent au patient de bénéficier de séances individuelles, ou le plus souvent collectives, de stimulation cognitive, pour répondre à deux objectifs :

cognitif : apprendre à utiliser au mieux les capacités préservées, les stimuler pour les maintenir le plus longtemps possible (langage et vocabulaire, orientation spatiale et temporelle, attention, raisonnement, mémoire) ; contournement des difficultés par des aides extérieures (mise en place d’agendas, de pense-bête) ;

psycho-social : revaloriser le patient, lutter contre l’apathie, stimuler la socialisation et lutter contre l’isolement.

Cette prise en charge se fait au sein des accueils ou hôpitaux de jour (prise en charge S.S.), ou de certains centres de prévention.

Le patient peut également participer à un suivi psychologique de soutien, individuel ou collectif, qui peut impliquer les aidants. Il suppose une motivation réelle du malade, et ne doit en aucun cas être imposé. Souvent réalisé en début de maladie, il permet notamment de mieux gérer l’acceptation du diagnostic et de la maladie, et de gérer l’anxiété, très présente. Cette prise en charge se fait au sein des centres médico-psychologiques (prise en charge S.S.), des hôpitaux de jour (prise en charge S.S.), des structures d’accueil de jour.

Une thérapie de soutien familiale peut également être envisagée pour faire face aux difficultés rencontrées par la famille suite à la maladie.

L’orthophoniste

Son intervention auprès des malades d’Alzheimer concerne la rééducation du langage et la stimulation de la mémoire, par des exercices favorisant l’expression et la récupération du vocabulaire. Elle est recommandée en début de maladie, afin de permettre la préservation et le renforcement de compétences peu dégradées, et d’habituer le patient à la présence de l'orthophoniste et à ce type de travail. L’orthophoniste peut intervenir à domicile. Son intervention est remboursée par la Sécurité sociale si elle est faite sur prescription médicale. Certains d’entre eux font également de l’aide aux aidants, en leur donnant des outils pour améliorer la communication avec le patient, y compris par d’autres moyens que le langage.

Le psychomotricien

Un travail sur le corps et l’équilibre peut être réalisé grâce à un psychomotricien, qui exerce en maison de retraite, en centre médico-psychologique, en hôpital ou en accueil de jour. L’objectif est de rétablir (ou maintenir) les fonctions physiques, mentales et affectives perturbées, en agissant sur le corps. Pour cela, le psychomotricien aide le malade à retrouver son équilibre et à prendre ou reprendre conscience de son corps, grâce à des activités diverses (expression corporelle, relaxation, activités rythmiques, exercices de coordination sous forme de jeux) et à un matériel varié (ballons, instruments de musique, dessin). Le recours à un kinésithérapeute peut également être utile.

L’ergothérapeute

L’ergothérapeute permet de travailler à l’adaptation à son environnement, mais aussi sur les changements à apporter au domicile pour améliorer la qualité de vie du patient. Il propose un programme d’activités personnalisées pour conserver les capacités physiques et mentales du malade le plus longtemps possible : activités domestiques, loisirs, jeux. Il permet ainsi au malade de s’adapter à ses limites physiques et mentales. Il exerce en libéral ou au sein des services de gériatrie. Son intervention peut être prise en charge par la CRAM, si le patient est classé GIR 5 ou 6 (mesure de l’autonomie), à raison de 150 euros par an.

Au sein des accueils de jour, toutes sortes d’activités sont proposées aux patients, en fonction du stade de la maladie : musicothérapie, peinture, stimulation sensorielle, ateliers divers…

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L'environnement et les aidants
La prise en charge passe de plus par une approche environnementale de la maladie d’Alzheimer :
soutien psychologique aux familles, proposé la plupart du temps sous forme de groupes de parole ;
mise en place d’aides sociales, juridiques…
• mise en place de services d’aide à domicile, via l'APA : infirmière, aide ménagère, auxiliaire de vie, portage des repas, des courses…
• aide par des solutions de répit : accueil de jour thérapeutique, accueil temporaire, accueil itinérant…
information et explications auprès des familles sur les troubles de la maladie d’Alzheimer : il s'agit d'amener les aidants à mieux comprendre le malade, afin d’éviter d’éventuels comportements inadaptés, pouvant parfois aggraver certains troubles ;
aménagement de l’environnement architectural du domicile pour tenir compte des incapacités du malade et pour préserver son autonomie au domicile.
Pour tous les aspects du maintien à domicile et de l’aide aux aidants, voir le chapitre Aide sociale, juridique et financière.