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D'où vient-elle ?

La maladie se caractérise par deux types d’anomalies dans le cortex cérébral : les plaques amyloïdes et la dégénérescence neuro-fibrillaire. Elles sont respectivement dues au dysfonctionnement de deux protéines, qui sont mal éliminées et s’accumulent de façon excessive : les peptides amyloïdes beta et les protéines tau.

Ces deux formes d’agrégats de fragments de protéines se retrouvent à l’intérieur ou à l’extérieur des cellules cérébrales, surtout dans trois zones qui jouent un rôle important dans la mémoire : l’hippocampe, les régions frontales et pariétales du cortex associatif (le plus récent dans l’histoire des mammifères), et certains noyaux de la profondeur du cerveau (dont le principal réservoir de l’acétylcholine, un neurotransmetteur au rôle spécifique dans la mémoire). La présence de ces agrégats accompagne une perte de densité des neurones, signe d’un processus de mort cellulaire anormalement important ou accéléré.

Une maladie mal connue

On n’en connaît encore ni le mécanisme précis, ni l’origine. On a cherché, sans pouvoir la démontrer, l’origine génétique de la maladie d’Alzheimer, dans la forme sporadique qui représente 90 à 95 % des cas.

En revanche, il existe des formes familiales débutant généralement précocément (avant 65 ans) ; elles sont relativement rares (moins de 5 % des cas).

La recherche a également exploré d’autres facteurs d’environnement et de risques : carentiels, toxiques, immunologiques, infectieux ou vasculaires. Aucune n’a vraiment abouti à des résultats définitifs, mais ces recherches ont permis des avancées thérapeutiques, comme les traitements augmentant les effets de l’acétylcholine (voir la rubrique Les traitements médicamenteux).

La piste infectieuse semble bien peu plausible, et la théorie immunitaire n’a jamais été prouvée formellement. Aujourd'hui, une partie des recherches s'oriente vers les théories vasculaires, en raison de l’existence de facteurs de risque communs à la maladie d’Alzheimer et aux maladies cardio-vasculaires. On relèvera notamment que l’hypertension artérielle multiplie par six le risque de développer une maladie d’Alzheimer.

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Des espoirs pour un vaccin
Des recherches sont en cours pour mettre au point un vaccin thérapeutique et préventif de la maladie d’Alzheimer. Une des pistes envisagées consiste à stimuler le système immunitaire pour qu’il produise des anticorps contre les peptides amyloïdes beta, dont l’accumulation est à l’origine des plaques amyloïdes.
Des essais prometteurs ont été réalisés sur la souris, provoquant une régression des lésions et la récupération de fonctions cérébrales atteintes.
Les premiers essais sur l’homme ont dû être interrompus en raison de cas d’encéphalites, peut-être causés par une action du vaccin pas assez ciblée sur les constituants pathologiques. Les recherches se poursuivent afin de reprendre les essais sur l’homme.