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L'audition


Les troubles de l’audition touchent près de 10 % de la population, cette proportion augmentant avec l’âge. Il s’agit fréquemment de déficiences auditives (surdité partielle ou totale), c’est-à-dire une perte plus ou moins importante de l’audition sur une ou plusieurs fréquences du champ auditif, touchant l’une des oreilles ou les deux. Les troubles de l’audition s’accompagnent souvent d’acouphènes (sifflements), parfois d’hyperacousie (sensibilité excessive aux bruits), ainsi que de troubles de l’équilibre, très fréquents chez les personnes âgées.
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Les sous-rubriques
. Le système auditif
. Les déficiences auditives
. Les acouphènes
. Les autres troubles auditifs
. Facteurs de risque et prévention
. La prise en charge
. Les appareils auditifs
. Les implants
. Les aides techniques
. Le rôle de l'entourage
. Ce que propose l'Irips
. Adresses et liens utiles
. Conseils pratiques pour communiquer
. Mini-dossier sur les problèmes d'audition
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Des troubles à prendre au sérieux

Ces problèmes sont trop souvent négligés, contrairement aux atteintes de la vue, plus faciles à repérer et qui semblent mieux acceptées socialement. Il faut souligner l’importance d’une prise en charge précoce, en raison des conséquences sérieuses que ces troubles peuvent avoir sur la vie quotidienne : fatigue, problèmes d’attention, isolement psychologique, agressivité, tensions au sein de la famille, troubles du sommeil, anxiété, dépression. La disparition du rôle d’alerte de l’audition peut également faire courir des risques accrus au quotidien (circulation des voitures, bus ou motos). La prise en charge permet d’éviter une aggravation des troubles et de préserver les capacités d’adaptation de la personne.

Le phénomène le plus courant est la presbyacousie, diminution progressive de l’audition liée à l’âge. Celle-ci peut demeurer discrète dans un premier temps, en raison des mécanismes de compensation mis en place par le cerveau : on mobilise son attention, on fixe son interlocuteur, on utilise sa mémoire pour compléter l’information manquante (suppléance mentale)… ou l’on évite les situations de communication difficiles.

Les autres types de déficience auditive, plus ou moins sévères, sont dus à des atteintes d’origine diverse du système auditif. Celui-ci, fragile dans la mesure où il ne se renouvelle pas, est très sensible à l’exposition à des bruits excessifs et/ou permanents, qui cause ou aggrave de nombreux troubles. La prévention, notamment à destination des plus jeunes, reste essentielle en ce domaine.

Mieux entendre et mieux communiquer

En fonction de la localisation des troubles et de leur gravité, une opération chirurgicale pourra parfois être envisagée ; dans de nombreux cas, une aide auditive sera possible (appareillage). Celle-ci, sans faire de miracles, permettra de renouer la communication dans de nombreuses situations, après s’être familiarisé avec l’appareil et avoir affiné le réglage grâce à des échanges approfondis avec l’audio-prothésiste.

En cas d’échec de l’appareillage, des implants peuvent être efficaces dans certains cas. Le recours éventuel à ces techniques lourdes (opération chirurgicale) et nécessitant une rééducation auditive poussée devra être bien préparé par l’équipe médicale et le patient.

Il est également possible d’améliorer sa qualité de vie au quotidien grâce à des aides techniques, à domicile ou à l’extérieur. Enfin, la communication peut être grandement facilitée grâce à la collaboration active de l’entourage, et à l’apprentissage de la lecture labiale (observation des lèvres de l’interlocuteur).

Mise en ligne : février 2006 ; dernière révision : mars 2007.
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Un phénomène de grande ampleur
• On compte entre 7 et 10 % de déficients auditifs dans les pays industrialisés, ce qui représente près de 6 millions de personnes en France, ainsi réparties selon l’importance des troubles :
- surdité légère : 3 millions de personnes, dont 10 % sont appareillées ;
- surdité moyenne : 1,9 million de personnes, dont 20 % sont appareillées ;
- surdité sévère : 500 000 personnes, dont 50 % sont appareillées ;
- surdité profonde : 170 000 personnes.
• On relève un déficit moyen à profond chez
10 % des 41-50 ans
23 % des 51-60 ans
52 % des 61-70 ans
76 % des 71-80 ans.
• On ne compte en France que 70 chercheurs travaillant sur ce problème, qui touche pourtant près de 10 % de la population et représente la première cause de maladie professionnelle.