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Pourquoi la mémoire change-t-elle ?

Il est largement admis que la mémoire diminue avec l’âge, et la plainte apparaît dès la cinquantaine. En fait, le sentiment d’une mémoire moins performante existe dès 35 ans, mais il est compensé par la nécessité de maintenir son activité et donc de solliciter sa mémoire.

A l’heure de la préretraite, et encore plus lorsque intervient le ralentissement global de l’activité et des contacts sociaux qui accompagne souvent la retraite, la chute des performances se fait plus cruellement sentir. Mais la plainte mnésique est avant tout très subjective et dépend fortement de notre propre appréciation de notre mémoire et du vieillissement : à 70 ans, on pense à la maladie d’Alzheimer, pas à 40 ans !

D‘où viennent les changements ?

La cause n’en n’est pas purement physiologique : la réduction du nombre de neurones a commencé bien plus tôt qu’on ne l’imagine et, de toute façon, on n’en utilise que 10 % environ !

Même s’il existe certaines modifications liées au vieillissement normal (voir l'article sur La mémoire dans le chapitre Comprendre le vieillissement), il existe aussi des changements psychosociaux corrélés au vieillissement qui peuvent expliquer les modifications de performances de notre mémoire, comme la retraite, la solitude, l’isolement, les deuils… On peut aussi invoquer le sentiment d’inutilité sociale, la diminution de ses centres d’intérêts ou des problèmes de santé. On peut encore lutter contre les idées reçues qui veulent, par exemple, qu’à soixante ans, on ne peut plus rien apprendre.

Quels sont ces changements ?

La mémoire vit, donc change, s’adapte. Lutter contre ce mouvement, vouloir « rester jeune » à tout prix est une forme d’inadaptation. L’âge implique un autre rythme de fonctionnement, et l’on en souffre d’autant moins qu’on l’accepte sans complexe.

On peut dessiner cinq grands types de modifications :

  • une réduction de la perception : les sens s’émoussent avec l’âge, à des degrés variables, et perturbent l’acquisition de l’information ;
  • une modification des capacités d’attention, qui devient fréquemment plus sélective avec l’âge. Les seniors sont aussi plus sensibles aux interférences extérieures, sont plus vite fatigués et maintiennent plus difficilement leur attention longtemps ;
  • le ralentissement des capacités d’enregistrement et de rappel, qui entraîne un décalage dans le temps de réaction ;
  • une difficulté à réaliser plusieurs tâches à la fois, du fait d’une plus grande sensibilité aux interférences extérieures ;
  • une modification des capacités de mémoire, due à une réduction du traitement de l’information et une altération des capacités spontanées de stratégies de mémorisation.

Toutes ces modifications entraînent fréquemment ce que l’on appelle les « oublis bénins liés à l’âge », dont nous traitons dans cette partie du site consacrée à la prévention, en vous en expliquant les mécanismes ainsi que les moyens de maintenir et d’améliorer votre mémoire.
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